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Actualité / Mardi 17 Mars 2009 - Les Gaullistes et le retour de la France dans l'OTAN
Ils avaient également à cette occasion convié Brigitte Barèges, député-maire de Montauban également de sensibilité gaulliste et Valérie Rabassa, maire de Montech. Toutes deux ont, tout d’abord, rappelé l’enjeu des élections primaires à l’UMP, qui se déroulent cette semaine du 16 et 22 mars, pour désigner le prochain chef de file de ce parti aux élections régionales. Très vite, le débat a ensuite porté sur le retour de la France dans les structures militaires intégrées de l’OTAN qui heurte certains Gaullistes. On se souvient, en effet, que le Général de Gaulle avait claqué la porte du commandement intégré en mars 1966.
Nouvelles menaces
Brigitte Barèges a expliqué la position du Gouvernement rappelant que, depuis cette date, le contexte géopolitique s’était largement transformé puisqu’au monde bipolaire de la guerre froide s’est substitué un ensemble de « puissances relatives » et que, si la France n’est plus menacée d’invasion militaire, elle doit affronter de nouvelles menaces telles que le terrorisme ou la prolifération nucléaire.
Mettre fin à une hypocrisie
Il faut rappeler, par ailleurs, que le retour de la France dans le commandement intégré de l’Alliance atlantique a déjà été largement réalisé par les gouvernements précédents qu’ils soient de gauche ou de droite. Il s’agit donc avant tout de mettre fin à une hypocrisie. C’est ainsi que le Président de la République indiquait : « depuis 1966, la France s’est rapprochée de l’OTAN par étape, le plus souvent sans le dire … Or, aujourd’hui nous restons encore à l’écart de la structure militaire. Pourquoi ? ». Il faut rappeler, en effet, que la France est un des plus gros contributeurs aux forces atlantiques en moyens humains et militaires et qu’il est pour le moins paradoxal qu’elle ne participe pas au commandement militaire.
« Alliés debout »
Pour autant, l’indépendance de la France n’est pas en question puisqu’elle conserve sa dissuasion militaire pour elle-même et qu’elle garde par ailleurs sa liberté d’appréciation sur l’envoi des ses troupes à l’étranger. « Oui, nous sommes les alliés des Etats-Unis mais des amis debout, des alliés indépendants et des partenaires libres » affirmait le Président de la République. A ceux qui redoutent que le retour dans l’OTAN n’enterre la défense européenne, le chef de l’Etat promet au contraire qu’en rassurant nos alliés, il la renforcera : « l’Union européenne et l’alliance atlantique sont les deux piliers de notre défense et de celle de l’Europe, nous avons besoin des deux ». Brigitte Barèges concluait sur ce point qu’il ne s’agit pas de perdre nos valeurs et notre idéal mais qu’il s’agit quand on fait de la politique de nous adapter à la réalité pour faire preuve de pragmatisme et d’efficacité. Elle s’est engagée à soutenir en conséquence la position du Président de la République sur ce sujet lors du débat parlementaire du 17 mars prochain à l’Assemblée nationale au terme duquel le gouvernement Fillon engagera sa responsabilité.
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Brigitte Barèges - député de Tarn et Garonne - 4, rue Armand Cambon - 82000 MONTAUBAN Tél: 05 63 20 40 83 - Fax: 05 63 63 96 68 - hébergement : g-softs |