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Le travail parlementaire : questions au gouvernement / Situation de MOLEX

Ministère : Industrie

Question publiée au JO le :  15/09/2009

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Réponse publiée au JO le :  15/09/2009  

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M. le président. La parole est à Mme Brigitte Barèges, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire.

Mme Brigitte Barèges. Monsieur le ministre chargé de l'industrie, un certain Sénèque écrivait, il y a bien longtemps : " Ce n'est parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. " (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes UMP et NC.)

Le Gouvernement vient de démontrer dans l'affaire Molex, dont on vient de parler, et où la cause semblait perdue d'avance, que le volontarisme est toujours payant.
Je salue, à cet égard, l'intersyndicale exemplaire qui, depuis le début - depuis un an -, a adopté une démarche constructive dans l'unité pour préserver non seulement les emplois, mais aussi une activité industrielle majeure dans une région trop peu industrialisée.
À l'issue du sommet social qui s'est tenu à l'Élysée le 1er juillet dernier, le Président de la République s'est exprimé avec fermeté vis-à-vis de l'équipementier américain, en critiquant l'obstruction faite par la direction à la recherche d'un repreneur et en lui demandant d'assumer ses dettes vis-à-vis des salariés, qui, a-t-il souligné, " ne sont pas des marchandises ".

Le Président de la République s'est, par ailleurs, engagé à ce que l'État garantisse un éventuel repreneur.

Ma question est la suivante. En tant que maire de Montauban, où vivent 42 des 283 salariés de Molex et où sont implantés plusieurs sous-traitants, je souhaite connaître, monsieur le ministre, les conditions de l'accord conclu cette nuit. (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe UMP.)

M. le président. La parole est à M. Christian Estrosi, ministre chargé de l'industrie.

M. Christian Estrosi, ministre chargé de l'industrie. Madame la députée, vous défendez depuis plusieurs mois, en tant que député-maire de Montauban, le destin et le savoir-faire des ouvriers de Molex (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR) qui ont largement contribué à faire de Renault et de PSA leurs principaux clients. Je veux vous en remercier et souligner que, comme je l'ai rappelé à M. Gérard Bapt voici quelques instants, alors même que la reprise d'une activité industrielle à Villemur-sur-Tarn paraissait hors d'atteinte il y a peu, nous avons réussi à signer cette nuit un protocole d'accord qui garantit cette reprise...

Plusieurs députés du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche. Non !

M. Christian Estrosi, ministre chargé de l'industrie. ...et l'activité ne cessera, grâce aux garanties de l'État, de monter en puissance.

M. Maxime Gremetz. Revenez à la case départ !

M. Christian Estrosi, ministre chargé de l'industrie. Quelles sont ces garanties ? Il s'agit, d'abord, de la garantie par Molex de 2,5 millions d'euros de chiffre d'affaires pendant deux ans, d'une participation immédiate de 5,4 millions de Molex, de 1 million d'euros en capital de la part du repreneur HIG, et, enfin, non pas d'un crédit, mais d'une garantie de l'État pour 6,6 millions d'euros. Tout cela permet aujourd'hui la reprise d'une activité qui montera en puissance. Je m'y engage comme je l'ai fait pour New Fabris à Châtellerault. J'avais annoncé, au mois de juillet, que des emplois seraient créés en septembre : 220 l'ont été grâce à l'implantation d'une activité de papeterie.

De plus, un plan social est aujourd'hui en discussion en assemblée générale et en comité d'entreprise. Les salariés doivent prendre, ce soir, une décision. Ce plan social de 28 millions d'euros comprend des primes extralégales, un accompagnement à la requalification, à la formation et au reclassement, une garantie de versement à 100 % des salariés pendant neuf fois.

M. Maxime Gremetz. Assez ! Assez !

M. Christian Estrosi, ministre chargé de l'industrie. Pour nous, il ne s'agissait pas de choisir entre un plan social et une relance de l'activité industrielle, mais de faire les deux ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

 

 

 

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