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Actualité / Vendredi 16 Octobre 2009 - Nos agriculteurs ont droit à un revenu décent
Brigitte Barèges était présente ce vendredi 16 octobre à Toulouse aux cotés des agriculteurs lors de la manifestation de défense de leur profession. Elle était en particulier accompagnée d’autres élus issus de la Région Midi-Pyrénées comme Jean-Claude Luche, Président du Conseil général de l’Aveyron, Valérie Rabassa, Maire de Montech (82) et conseillère régionale et Aurélien Pradié, conseiller général du Lot.
Brigitte Barèges a souhaité manifester sa solidarité face à la crise sans précédent que traverse l’ensemble des filières agricoles. Ainsi que le proclamaient les slogans scandés lors de la manifestation toulousaine, il ne saurait y avoir de « pays sans paysans et de paysans sans revenus ». Il est en effet incontestable que la France a besoin de ses paysans pour assurer notre indépendance alimentaire. De surcroît, l‘agriculture est un secteur essentiel pour notre économie puisque la France est le 1er pays exportateur de produits agricoles.
Nos agriculteurs ont donc légitimement droit à un revenu décent. Cette question ne saurait être résolue par le seul biais des aides accordées ponctuellement à chaque crise. Plus fondamentalement, c’est en améliorant la compétitivité de nos agriculteurs et en baissant le coût de la main d’œuvre que l’on apportera une solution pérenne. A cet égard, les mesures annoncées par le Ministre de l’agriculture, Bruno Lemaire, concernant la diminution des charges patronales sur les contrats de travail saisonniers vont dans le bon sens.
En revanche, il reste à régler le problème de la fixation des prix. Les manifestants ont pu scander à bon droit : « trop de libéral tue le rural ». Il est ainsi vital qu’à l’occasion du prochain Conseil des ministres de l’Union européenne le 19 octobre soit décidée le principe d’une régulation européenne des marchés comme le demande d’ailleurs déjà une contribution commune rédigée à l’initiative de la France et signée par 21 ministres de l’agriculture. Ces négociations devront être aussi l’occasion pour que joue – enfin - le principe de préférence communautaire inscrit dans les traités et qui veut qu’un pays membre de l’Union européenne se fournisse prioritairement auprès de ses partenaires européen ce que ne font pas toujours, il faut bien le dire, des pays comme la Grande-Bretagne ou la Hollande
Au plan national, le projet de loi de modernisation de l’agriculture (LMA), appelé à être discuté prochainement au Parlement, constitue un rendez-vous capital qu’il ne faudra pas manquer. Ce texte devra être l’occasion d’encadrer les marges, parfois abusives, réalisées par les distributeurs. D’ores et déjà, un groupe de travail à l’Assemblée nationale réfléchit à une contractualisation visant à encadrer ces marges. La fixation de prix planchers pour des produits de première nécessité pourrait être aussi une autre piste à suivre.
Pour ma part, je veillerai lors de la discussion de la LMA à l’Assemblée nationale à ce que des solutions soient trouvées de manière à garantir un revenu décent aux agriculteurs. C’est une profession courageuse qui depuis 20 ans a fait beaucoup d’efforts pour se réformer et s’adapter sans ménager ni son temps, ni sa peine et qui pourtant risque de disparaître. |
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Brigitte Barèges - député de Tarn et Garonne - 4, rue Armand Cambon - 82000 MONTAUBAN Tél: 05 63 20 40 83 - Fax: 05 63 63 96 68 - hébergement : g-softs |