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Actualité / Samedi 17 Octobre 2009 - Assemblée générale de l'Association des Maires 82 à Valence d'Agen
Ce fut malheureusement une caricature de débat démocratique entre maires et le présient du Conseil général. Cette manifestation, tenue à la halle Jean Baylet, a été conçue pour être une opération de communication du Conseil général à la gloire de son président, Jean-Michel Baylet. On pouvait pourtant s’étonner ne serait-ce même que de sa présence dans la mesure où celui-ci n’exerce aucun mandat municipal…
On a moins parlé de l’avenir du conseil général que de celui des communes. Que l’on en juge : présentation de l’étude du conseil général « Tarn-et-Garonne 2025 », création de l’Agence de développement touristique de Tarn-et-Garonne, intervention de la préfète Danielle Polvé-Montmasson sur la Révision générale des politiques publiques (RGPP) … de l’Etat, convention de mise en œuvre de présence postale par la député Sylvia Pinel. Même si cette dernière n’est pas non plus maire, sans doute sa présence se justifie-t-elle par le fait qu’elle est en campagne électorale comme tête de liste en Tarn-et-Garonne aux élections régionales.
Lorsqu’on aborda en fin de matinée les sujets intéressant à proprement parler les communes, le président Baylet se lança dans une diatribe hurlante et vociférante contre la réforme de la taxe professionnelle et celle des collectivités territoriales.
Ces réformes seraient l’expression du « fait du prince », voire d’une « démocratie poujadiste » alors que depuis 20 ans les gouvernements de droite comme de gauche s’attèlent soit à réformer ce que le président Mitterrand qualifiait « d’impôt imbécile » en taxant les investissements, soit à simplifier le mille-feuille administratif qui aujourd’hui rend illisible et inefficace toute action publique.
L’essentiel était ailleurs : on assistait au spectacle étrange et pathétique d’un acteur qui sent que le monde autour de lui bascule et qui s’accroche à son pré-carré. Lorsque la réforme des collectivités territoriales sera adoptée, le canton, dont la réalité sociologique est pour le moins incertaine, aura en effet disparu et le président du conseil général ne pourra plus compter sur ses affidés.
La dernière cartouche fut celle tirée par le conseiller général de Monclar-de-Quercy, Jean-Paul Albert, qui a demandé le vote d’une motion contre cette réforme. Las, on ne peut prendre en otage impunément l’assemblée des maires et le président Baylet du renoncer à ce vote. Sans doute, sent-il confusément qu’il na plus la main…
Rendez-vous au Parlement dans les semaines prochaines pour le vote de ces deux réformes essentielles qui modifieront effectivement en profondeur l’action et la dépense publiques.
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Brigitte Barèges - député de Tarn et Garonne - 4, rue Armand Cambon - 82000 MONTAUBAN Tél: 05 63 20 40 83 - Fax: 05 63 63 96 68 - hébergement : g-softs |